
Lorsque l’on évoque l’habitat partagé ou le “vivre ensemble”, une inquiétude revient presque systématiquement, quel que soit l’interlocuteur. En effet, aidants, seniors, prescripteurs ou collectivités expriment souvent la même crainte : celle de perdre son intimité.
Cette peur n’a rien d’anecdotique. Elle s’appuie sur des représentations profondément ancrées : la promiscuité, l’impression de ne plus être vraiment chez soi, la crainte d’une vie collective subie, réglée par d’autres.
Beaucoup redoutent de devoir renoncer à leurs habitudes, à leur rythme, à leur liberté.
Cette inquiétude est légitime, mais elle mérite d’être regardée de près, car elle repose bien souvent sur une confusion.
Une confusion fréquente autour du “vivre ensemble”
Dans l’imaginaire collectif, vivre ensemble signifie encore trop souvent vivre les uns sur les autres. Cela évoque des espaces partagés sans véritable choix, une organisation collective qui s’impose à tous, et l’idée que l’individu doit s’effacer au profit du groupe.
Or cette représentation correspond à d’autres formes d’hébergement, où la vie collective peut parfois prendre le pas sur l’espace personnel. Ce n’est précisément pas le modèle de la Maison de Blandine.
Avant de parler de collectif, il faut donc clarifier un point fondamental : ici, l’intimité n’est ni une concession ni un compromis.
L’intimité comme point de départ, pas comme variable d’ajustement
À la Maison de Blandine, chaque habitant dispose de son propre appartement. Un vrai chez-soi, avec sa porte, ses clés, ses repères, ses objets, son rythme. L’intimité est pleine et entière. Elle ne dépend ni du bon vouloir du collectif, ni d’un emploi du temps commun.
On ne “tolère” pas l’intimité : elle est structurelle. Elle fait partie du modèle dès sa conception.
C’est à partir de cette base solide que le reste devient possible. Ici, on ne partage jamais par obligation. On partage parce qu’on le choisit.
Le collectif comme une possibilité, jamais comme une contrainte
Les espaces communs existent, mais ils ne dictent rien. Ils sont là pour offrir une option, pas une injonction. Les repas partagés sont proposés, jamais imposés. Les temps collectifs sont ouverts, mais chacun reste libre d’y participer ou non.
Certains jours, on a envie d’échanger, de partager un repas ou un moment convivial. D’autres jours, on préfère rester dans son appartement, au calme. Cette liberté n’est pas un détail : elle est au cœur de l’équilibre du modèle.
C’est ce qui distingue profondément l’habitat partagé tel qu’il est pensé à la Maison de Blandine.
pour en savoir plus sur le quotidien dans une maison de Blandine : Vivre en maison partagée - Maison de Blandine
Le véritable luxe : pouvoir choisir, chaque jour
Avec l’âge, une tension apparaît souvent. Le besoin de tranquillité augmente, mais l’isolement devient un risque réel. Trop de solitude fragilise, mais trop de collectif peut étouffer.
Le modèle de la Maison de Blandine répond précisément à cette tension. Il permet d’être seul sans être isolé, entouré sans être envahi. Il offre la possibilité d’ajuster, jour après jour, son degré de relation aux autres.
Le véritable luxe, ici, n’est pas la vie collective en soi. C’est la capacité à choisir, chaque jour, ce qui est juste pour soi.
Une autre manière de penser le “bien vieillir chez soi”
Vieillir chez soi reste un souhait largement partagé. Mais rester seul, durablement, peut devenir une source de fragilité. La Maison de Blandine propose une autre lecture du “chez soi” : un domicile réel, une présence humaine rassurante, et une vie partagée possible, sans jamais être imposée.
C’est cette articulation subtile entre autonomie et lien qui permet de mieux traverser l’avancée en âge.
Une présence humaine qui sécurise sans empiéter
Autre point clé, notamment pour les aidants, les prescripteurs et les collectivités : la présence d’une équipe au quotidien. À la Maison de Blandine, cette présence est visible et accessible, mais elle reste discrète et respectueuse.
Il ne s’agit pas de surveiller ni d’infantiliser, mais d’accompagner lorsque c’est nécessaire, en laissant toujours la personne maître de son espace et de ses choix. La sécurité ne se fait jamais au détriment de l’intimité.
Ce que les familles expriment le plus souvent
Dans les retours des familles et des habitants, certaines phrases reviennent régulièrement. Elles disent beaucoup du vécu réel. Beaucoup parlent du fait d’avoir retrouvé leur espace, de pouvoir choisir quand voir les autres, de ne pas avoir l’impression d’être dans un établissement.
Ces mots simples traduisent une réalité : le modèle fonctionne parce qu’il respecte profondément la personne, dans ce qu’elle est et dans ce qu’elle souhaite préserver.
Un modèle structuré, pensé pour durer
La Maison de Blandine n’est pas une idée théorique ni un concept expérimental. C’est un modèle construit, affiné dans le temps, éprouvé sur le terrain et aujourd’hui reconnu. Il a été pensé pour être reproductible sans perdre son essence : l’équilibre entre intimité, liberté et lien.
Pour les collectivités et les professionnel, c’est un point essentiel : il s’agit d’une réponse concrète et humaine à des enjeux sociaux bien réels.
Vivre ensemble, sans renoncer à soi
La question de départ était simple : peut-on vivre ensemble sans perdre son intimité ?
À la Maison de Blandine, la réponse est claire. Vivre ensemble ne veut pas dire vivre pareil. Cela signifie vivre chez soi, pleinement, avec la possibilité d’être entouré quand on le souhaite, à son rythme, selon ses choix.
C’est cette liberté là qui fait toute la différence.
Si notre approche vous intéresse, rencontrons-nous !



