Accueil > Blog > Le concept des Maisons de Blandine > Qui peut vivre en habitat partagé senior ?

Qui peut vivre en habitat partagé senior ?

Publié le 28 août 2026 dans la catégorie Le concept des Maisons de Blandine

Qui peut vivre en habitat partagé senior : la question arrive presque toujours au même moment de la visite, à la fin, devant la porte. Elle est rarement posée comme ça. Elle ressemble plutôt à « et les autres, ils sont comment ? », ou à « je ne suis peut-être pas encore au bon âge pour ça ».

Derrière, il y a une inquiétude plus précise. Celle de se retrouver au milieu de gens beaucoup plus fatigués que soi. Ou beaucoup plus en forme.

Alors voici le portrait réel de ceux qui vivent dans les Maisons de Blandine. Sans arrondir dans un sens ni dans l'autre.

L'âge : 84 ans en moyenne, et une doyenne de 100 ans

La moyenne d'âge des habitants du réseau est de 84 ans. Le doyen en a 101.

Ce chiffre de 84 ans dit surtout une chose sur le moment où les gens arrivent. Ils viennent rarement à 70 ans, quand tout va bien et que la maison tourne encore sans effort. Ils viennent quand quelque chose a bougé : un conjoint qui n'est plus là, une voiture qu'on ne conduit plus, un escalier qui prend dix minutes, un hiver passé sans voir grand monde.

Beaucoup nous disent après coup qu'ils auraient pu venir plus tôt. C'est la phrase la plus fréquente dans nos maisons, avec « je ne pensais pas que ce serait comme ça ». Si vous voulez savoir à quoi ressemblent les journées, nous avons raconté ce que le mois d'août change pour une personne âgée seule.

Il n'y a pas d'âge minimum. La bonne question porte sur votre logement actuel : est-ce qu'il vous permet encore la vie que vous voulez avoir ?

D'où viennent les habitants

Trois parcours reviennent, et vous vous reconnaîtrez peut-être dans un seul.

Ceux qui quittent une maison devenue trop grande. Souvent la maison de famille, avec le jardin, l'étage, la chaudière, les 46 années de souvenirs. Ils la vendent parfois plusieurs mois après avoir emménagé, une fois qu'ils sont sûrs.

Ceux qui arrivent après une hospitalisation. Le retour chez soi seul ne tenait pas, et la solution d'attente est devenue un choix. C'est souvent la famille qui cherche la première, et nous avons écrit pour elle un guide sur la façon de réunir la fratrie avant de décider.

Et les couples. Il y en a plus de 20 dans le réseau. C'est le point que les gens ignorent le plus souvent : on peut venir à deux, dans un appartement à deux, sans que rien de la vie commune ne change.

Aucun de ces parcours n'est plus légitime qu'un autre. Certains arrivent après avoir réfléchi deux ans. D'autres ont visité un mardi et emménagé le lundi suivant.

Les métiers d'avant sont tout aussi variés. Agriculteurs, enseignantes, artisans, employés de mairie, quelques anciens commerçants du bourg d'à côté qui retrouvent des visages connus dès la première semaine. Personne ne vous demandera ce que vous faisiez. Ça se dit tout seul, à table, au bout de quelques jours.

Les animaux : plus de 50 dans le réseau

Plus de 50 animaux vivent dans les maisons. Des chats surtout, des chiens, quelques oiseaux.

Ça peut sembler anecdotique. Pour beaucoup de gens, c'est le point qui décide de tout. Se séparer de son chat à 85 ans, après quinze ans de vie commune, ça compte comme une perte de plus dans une période qui en compte déjà.

Votre animal vient avec vous. Il vit dans votre appartement, vous continuez à vous en occuper comme avant. Quand vous êtes absent quelques jours, il y a toujours quelqu'un dans la maison pour passer le nourrir. Nous en avons fait un article à part : les animaux, eux aussi, ont besoin d'un chez-soi heureux.

La distance avec la famille : une vingtaine de kilomètres

En moyenne, nos habitants vivent à une vingtaine de kilomètres de leur enfant le plus proche.

Ce chiffre est le plus important de cet article, et c'est celui dont on parle le moins.

Vingt kilomètres, c'est une fille qui passe en rentrant du travail parce que ça ne lui coûte que vingt minutes. C'est un fils qui vient déjeuner sans que ce soit une expédition. C'est un petit-fils qui s'arrête entre deux cours. Ces visites-là arrivent parce qu'elles sont faciles.

À une heure et demie, tout change. La visite devient un dimanche entier, on la prépare, on la reporte, on culpabilise. Elle se raréfie sans que personne ne l'ait décidé.

C'est pour cette raison que nous ouvrons des maisons dans des bourgs, près des gens, plutôt que sur des terrains plus faciles mais plus loin. Choisir une maison près de ses enfants compte davantage que choisir la plus belle des maisons.

Qui ne peut pas vivre ici, dit franchement

Nos maisons accueillent des personnes autonomes et semi-autonomes. Des gens qui gèrent leur quotidien, parfois avec de l'aide qui passe.

Nos maisons ne sont pas médicalisées. Il n'y a pas d'infirmière la nuit, pas de soins continus, pas de service médical intégré. Ce qui existe la nuit et le week-end, nous l'expliquons en détail ici : qui veille en habitat partagé. Quand un habitant a besoin de soins réguliers, la coordinatrice organise le passage des infirmières, des kinés et des aides à domicile, exactement comme cela se ferait chez vous.

Elle fait aussi le lien avec la famille et avec le médecin traitant, ce qui évite à chacun de répéter la même information trois fois. C'est souvent ce point-là qui rassure les enfants, plus que tout le reste.

Donc si la situation demande aujourd'hui une présence soignante permanente, ou un accompagnement de tous les instants pour des troubles cognitifs avancés, notre format n'est pas le bon. Nous le disons dès le premier appel, avant la visite. Personne n'a envie de découvrir ça après avoir déménagé.

Et quand la santé d'un habitant évolue au point que la vie dans son appartement n'est plus tenable, nous accompagnons la famille vers la structure adaptée. Ça arrive. Nous préférons l'annoncer que le taire.

Questions fréquentes

Faut-il être seul pour vivre en habitat partagé senior ?

Non. Plus de 20 couples vivent dans le réseau, chacun dans son propre appartement à deux. Vous gardez vos meubles, vos horaires et votre vie commune.

Peut-on venir avec son animal ?

Oui. Plus de 50 animaux vivent aujourd'hui dans les maisons. Votre chat ou votre chien vous suit dans votre appartement.

Est-ce que je suis trop autonome pour ça ?

C'est exactement le profil que nous accueillons. Qui peut vivre en habitat partagé senior ? Des personnes qui font encore tout par elles-mêmes et qui trouvent simplement que leur logement actuel ne leur convient plus. Venir tôt, c'est venir en choisissant.

Venez voir par vous-même

Vous gardez votre appartement, vos meubles, vos habitudes et votre porte qui ferme à clé. Vous invitez qui vous voulez, quand vous voulez. Autour, 25 à 30 voisins que vous choisissez de voir, et une coordinatrice qui connaît chacun par son prénom. Sur ce point précis, peut-on vivre ensemble sans perdre son intimité répond mieux que ce paragraphe.

La meilleure façon de savoir qui peut vivre en habitat partagé senior, c'est de passer une heure dans une maison et de parler aux habitants. Vous pouvez venir visiter la maison la plus proche de chez vous, sans engagement.

Trouver la maison la plus proche de chez vous

Vous avez des questions ? Un projet ?

Ces articles pourraient vous intéresser

« Habitant », pas « résident » : ce que ça change quand on cherche une maison pour ses vieux jours

Publié le 23 juin 2026
Un détail qui n'en est pas un L'autre jour, quelqu'un visite une de nos maisons et demande : "Vous avez combien de résidents ?" Notre réponse, sans y penser : "Des habitants ? On en a vingt-quatre." Un sourire réciproque, un petit silence, et la visite reprend. Ce mot qu'on corrige doucement, à chaque fois, […]

Fortes chaleurs et grand âge : ce qui protège vraiment un parent l’été

Publié le 03 juillet 2026
Quand les températures grimpent, une inquiétude revient chez beaucoup d'aidants : est-ce que mon parent va bien tenir ? On pense à l'eau qu'il oublie de boire. Aux volets restés ouverts. À ce coup de fil du soir pour vérifier que tout va bien. L'été, la vigilance ne prend pas de vacances. La bonne nouvelle, […]

Repas partagés et personnes âgées : pourquoi mange-t-on mieux à plusieurs quand il fait chaud ?

Publié le 31 juillet 2026
Il fait 33 degrés. Il est 20 heures. Dans sa cuisine, seule, une personne âgée regarde le frigo et referme la porte. Pas faim. Trop chaud pour cuisiner. Ce sera un yaourt et une biscotte, comme hier. Ce petit renoncement, répété jour après jour, est plus courant qu'on ne le croit. Et l'été, il devient […]
AATaille du texte
Nous contacter

Vous recherchez un lieu de vie sécurisé et stimulant pour vous ou un de vos proches ?

Prenons le temps d'en parler !

Vous êtes un investisseur, un promoteur, une collectivité ?

N'hésitez pas à nous contacter : nous sommes toujours très heureux de parler de notre projet !