
On imagine souvent que “bien vieillir” signifie forcément “rester chez soi”, dans la maison que l’on connaît depuis toujours, entouré de ses souvenirs et de ses repères. Cette idée paraît évidente, elle rassure.
Mais pour certains aidants, cette certitude finit par se heurter à la réalité du quotidien. Car à force d’accompagner un parent, on découvre que “rester chez soi” peut devenir synonyme d’isolement, de fragilité, d’efforts qui s’accumulent, et parfois d’une charge discrète mais lourde pour toute la famille.
L’histoire de Martine et de sa maman Arlette illustre parfaitement ce changement de perspective.
Changer la question : et si “être chez soi” dépendait moins du lieu que de ce qu’on y vit ?
Pendant longtemps, Martine a pensé qu’elle devait faire tout son possible pour que sa mère reste dans sa maison. Cela semblait logique et naturel. Pourtant, au fil du temps, le quotidien d’Arlette se dégradait doucement : des journées passées seule, une fatigue qu’elle minimisait derrière un “ça va”.
En parallèle, pour Martine, les signaux faibles s’ajoutaient les uns aux autres.
Le tournant : quand une simple visite ouvre une nouvelle possibilité !
C’est dans ce contexte que Martine découvre La Maison de Blandine. Elle s’attend à une structure d’hébergement classique. En réalité, elle découvre une Maison vivante, chaleureuse, où les habitants discutent, cuisinent, partagent des moments simples. Rien à voir avec l’image institutionnelle qu’elle redoutait.
Elle propose une visite à sa mère. Arlette hésite, comme beaucoup de parents attachés à leur domicile. Elle craint de perdre ses repères. Elle a peur de déranger et elle imagine un lieu impersonnel.
Mais dès qu’elle franchit le seuil, quelque chose change. Elle voit un appartement dans lequel elle pourrait projeter sa vie et ressent une ambiance de Maison, pas d’établissement.
Le témoignage de Martine
Martine y partage une phrase simple, mais très forte :
“Maman était réticente… mais en moins de 15 jours, elle a été convaincue. Et elle l’est toujours.”
Ce basculement ne concerne pas seulement Arlette. Il a transformé aussi la relation mère–fille.
Quand un changement de lieu rétablit un lien
Ce que Martine raconte, nous le voyons dans chacune de nos Maisons. En effet, le parent retrouve du lien, déjeune avec d’autres, échange quelques mots dans la cuisine et participe à la vie de la Maison. Il n’est plus seul, et cela change tout !
Le parent retrouve de la sécurité, sans perdre sa liberté. L’équipe veille, accompagne, soutient, mais ne remplace pas. Cette présence discrète apaise, sans jamais enfermer.
Pour en savoir plus sur le modèle : Vivre en maison partagée
L’aidant retrouve sa place naturelle. Martine n’est plus la coordinatrice du quotidien de sa mama, mais la fille qui vient pour le plaisir. Les visites deviennent plus légères, plus joyeuses, plus simples. Le lien redevient fluide et apaisé.
La Maison de Blandine : un “chez soi” qui continue autrement
Les Maisons de Blandine ne remplacent pas un domicile. Elles le prolongent différemment : avec de la liberté, de la présence, du lien, et surtout une manière de vivre qui protège autant le parent que l’aidant.
Elles permettent de rester soi, même lorsque le quotidien devient plus fragile et redonnent du sens aux journées.
Et si repenser le “chez soi” pouvait tout changer — pour votre parent… et pour vous ?
Changer de domicile n’efface rien. Au contraire, cela peut faire revenir ce qui avait doucement disparu : la joie, la tranquillité, l’élan, la qualité du lien.
Si vous vous interrogez sur ce moment charnière, sachez que vous n’êtes pas seul, et que des solutions existent pour accompagner cette transition avec douceur et respect.
Vous souhaitez en parler ? Nos équipes vous répondent avec attention, clarté et bienveillance.

