Le savez-vous ? En France, 9,3 millions de personnes accompagnent régulièrement un proche en perte d’autonomie ou en situation de handicap. On les appelle les aidants familiaux. Ce rôle est souvent endossé au fil du temps par le proche, sans formation ni accompagnement. Il reste d’ailleurs largement invisible : selon la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), 1 aidant sur 2 ne se reconnaît même pas comme tel ! (source : CNSA, 2023 ).
Pourtant, être aidant, c’est bien souvent être en première ligne : gérer malgré tout, les soins, les démarches, les rendez-vous médicaux de son proche, âgé ou handicapé, tout en jonglant avec sa propre vie professionnelle, familiale et personnelle. C’est un poids rarement exprimé, surement par culpabilité ? Et cette implication, aussi généreuse soit-elle, a un coût : près d’un aidant sur deux souffre de cette situation et de ses conséquences. Il se trouve même en situation d’épuisement, d’isolement, avec une charge mentale continue.
L’aidant est en souci, en surcharge mentale.
Le quotidien des aidants : un engagement souvent à bout de souffle
D’après France Alzheimer*, plus de 70 % des aidants familiaux se sentent isolés, et 54 % déclarent qu’ils ne trouvent pas suffisamment de temps pour eux-mêmes. C’est une réalité douloureuse : prendre soin d’un proche, c’est aussi parfois s’oublier complètement.
Le maintien à domicile semble rassurant, voire impératif pour le proche, mais il est très exigeant. À l’inverse, penser à l’EHPAD est parfois perçu comme une perte de contrôle ou de lien. Alors, existe-t-il un juste milieu ? Une solution choisie, respectueuse, humaine, où l’on se sent encore “chez soi”, tout en étant entouré ?
La Maison de Blandine ou comment réinventer le « prendre soin »
Il existe véritablement une troisième voie : celle des Habitats partagés et accompagnés. Ni domicile isolé, ni établissement impersonnel, nos Maisons accueillent une vingtaine d’habitants dans des lieux à taille humaine, chaleureux, et pensés pour favoriser le bien vivre-ensemble.
Elles sont conçues aussi pour soulager les aidants. Parce qu’aider ne devrait jamais rimer avec s’épuiser.


Nous offrons un cadre de vie :
- Chaleureux et sécurisé, loin de l’anonymat des grandes structures
- Ouvert aux familles, avec un lien quotidien avec les professionnels et les proches
- Favorable au répit, sans jugement ni culpabilité
- Inclusif, avec des temps d’échange pour que chacun puisse s’exprimer et être entendu
Redonner du souffle, redonner du lien, donner du sens
Ce que nous défendons, c’est une approche profondément humaine, respectueuse des rythmes et des histoires de vie de chacun.e. Chaque habitant conserve son intimité, son lieu de vie à soi, tout en étant accompagné. Et chaque proche reste acteur du projet de vie, à sa place, sans pression.
Notre mission est donc de rompre l’isolement des familles. Car quand le lien est fluide, la confiance s’installe. Et ce cercle vertueux profite à tous : à la personne âgée ou en situation de handicap, mais aussi à celles et ceux qui l’aiment.
Nous savons que passer le relais peut être difficile. Mais nous savons aussi que personne ne devrait porter seul le poids du quotidien.
“Aidants, vous n’êtes pas seuls.
Et vos proches peuvent être entourés autrement.
C’est ce qu’évoquerait notre co-fondatrice Blandine de Traverse
Rejoindre une Maison de Blandine, ce n’est pas “placer” un parent.
C’est lui offrir un nouveau lieu de vie, avec du sens, des rires, de la chaleur humaine. Et vous offrir à vous, aidant, un espace de répit, de dialogue, de respiration.


Aujourd’hui, ces nouveaux modèles d’Habitats partagés prennent soin des aînés, sans oublier ceux qui les accompagnent.
*https://www.francealzheimer.org/le-quotidien-complique-des-aidants-en-activite-professionnelle/